La rentrée de Colors of Caly : Bonne année !

Il est arrivé  à 16h, ponctuel, j’ai une sainte horreur des gens qui ne sont pas ponctuels et il le sait.

Il a son air sympa et tient une mini bouteille de Ruinart à la main. Je lui demande de se déshabiller froidement et de faire une pile avec ses vêtements devant la cheminée. Je l’observe depuis mon bureau et lui hurle dessus quand il tente de se mettre son collier tout seul. C’est à moi de lui mettre !

Je le regarde de travers alors que je suis en pleine conversation téléphonique, je fais signe à Jaune de venir à mes pieds pendant que je fais de la lèche à ma cliente à l’autre bout du fil pour qu’elle signe mon foutu devis.  Si elle pouvait me voir par un petit trou…

J’avais dit que je ne boirai plus en semaine mais la bouteille de champagne fraîche me fait de l’œil et, après tout, je l’ai bien mérité. Je suis d’une humeur massacrante ces derniers jours, tout et tout le monde me fait chier c’est ce qui explique aussi la présence de Jaune aujourd’hui. Je vais le torturer un peu ça va me détendre.

Je lui ordonne de descendre dans la cave et de me servir un verre, je le rejoins quelques minutes plus tard. Nous échangeons quelques banalités dont je me fou royalement et je sors mes cordes.

Cela fait un bail que je ne les ai pas utilisées, il faut dire que je déteste être à la mode et ces dernières années on n’entend parler que de shibari partout comme si le BDSM ne se résumait qu’à ça. D’ailleurs, en ce qui me concerne, j’ai toujours reconnue le bondage comme un art à part entière qui peut servir le SM mais pas que. Maintenant que l’intérêt collectif est moins vif et que j’ai plus de temps, j’ai envie de m’y remettre.

Au fur et à mesure où j’entoure les cordes autours de son torse,  autours de ses bras, mes tensions s’apaisent et les liens qui se resserrent entre eux forment un harnais solide qui vient comprimer de part et d’autre, chaque téton de mon soumis. Je me mets face à lui pour les lui torturer avec mes doigts, puis avec mes ongles : je tire, je pince, je tourne, j’écrase. J’ai envie de lui faire mal et ça me fait de bien, j’éclate de rire à plusieurs reprises et il me dit « j’adore vous voir sourire Maîtresse ».

Je lui demande de se redresser et, comme il a les bras attachés, je pose moi même sa bite en érection en la tenant du bout de mes ongles sur le coffre en acier qui me sert de table basse et je prends une bougie que j’allume dans la joie et la bonne humeur bien décidée à calmer cette ardeur.

Ma coupe de champagne d’une main, la bougie de l’autre, je fais couler la cire sur son sexe en lui demandant régulièrement de rentrer le ventre afin de ne pas avoir à faire une contorsion pour viser juste. Ça n’est pas comme si sa verge mesurait 25 centimètres et qu’elle dépassait largement de dessous son bide !

Je regarde son membre se couvrir de cire sur tout son  long et sur le gland, il à l’air de souffrir et ça me fait plaisir. Comme quoi, faire plaisir à une femme n’est pas très compliqué, un peu de sexe et le tour est joué. Bon, je reconnais que mon utilisation est un peu différente de la norme mais je suis asexuée de toute façon alors je m’amuse comme je peux…

J’explose la cire dans son intégralité grâce à mon petit paddle de fillette qui ressembe plus à une règle en cuir un peu molle qu’à autre chose, je vois quelques points ensanglantés : j’adore ! Je lui dis :

 -  « il paraît que le deuxième passage est plus douloureux…» et je sors des pinces que je vais lui positionner sur ses tétons encore sensibles le laissant sur ma réflexion bidon.

Elles glissent régulièrement, les poids de l’une d’entre elle viennent même s’écraser sur sa bite déjà endolorie ce qui me fait rigoler comme une hyène.  Je lui dis qu’elles accrocheraient mieux si je lui grattais les tétines avec du papier  à poncer. L’idée semble l’exciter mais je ne suis pas équipée (dommage !), j’y songerai pour une prochaine fois.

Je retourne à son excroissance avec ma bougie et recommence l’opération « enveloppement à la cire bouillante », il me confirme que la deuxième fois est, effectivement, plus douloureuse. Je le savais mais j’aime assez me l’entendre dire. Peut être que je suis vraiment sadique, allez savoir !

Quand son sexe ne ressemble plus qu’à une montagne de cire qui se serait effondrée sur elle même, je lui retire les pinces de ses seins pour en positionner quelques une munies de poids sur ses testicules jusque là épargnées et je lui retire, lentement, son harnais de cordes. Je vérifie que tout va bien au niveau de son poignet auquel il a un soucis et que le sang circule comme il faut (oui sadique ne veut pas dire qu’on néglige la sécurité).

Tout va bien, je lui mets alors les menottes en cuir et j’attache ses mains aux anneaux d’une des poutres du plafond.

J’attends Verdé qui doit arriver d’une minute à l’autre, j’ai pour projet de l’attacher aux côtés de Jaune et de les frapper tous les deux. En attendant, je retire la cire de la verge (et pas du gland parce que je trouve ça super fun) de Jaune en me servant de mon martinet en cuir blanc que m'a fait un ami qui vit à Arcachon.

Verdé a passé sa nuit à cuisiner des lasagnes pour mon dîner de ce soir et je lui ai demandé de venir me chercher sans lui stipuler que Jaune était là. Je lui envoie un sms pour lui dire d’utiliser ses clés pour rentrer et lorsque je l’entends descendre l‘escalier, je lui hurle d’aller de déshabiller à l’étage.

Il redescends tout stressé, comme lui seul peut l’être. Verdé est un soumis adorable mais il est toujours stressé, il veut tout bien faire du coup il est souvent très/trop rapide, tête en l’ai et gaffeur. L’arrivée de Jaune n’a rien arrangé, il a tellement peur de perdre sa Maîtresse qu’il enchaîne les boulettes ce qui a le mérite, souvent, de me faire marrer (du moins intérieurement même si je hurle sur lui histoire de).


Je lui mets son collier et il se jette sur mes pieds pour les embrasser. On dirait qu’il apprécie ma tenue et la situation tellement qu’il me les lèche avec passion.

Il s’écoule à peine dix minutes avant que Verdé Lagaffe rentre en action quand, tel un éléphant qui rentre dans une boutique de porcelaine, il s’appui de tout son poids (122 kg quand même !) sur le coffre (vide) faisant voler tout ce qu’il y avait dessus.

Mon foie qui veut absolument que je finisse ma demie bouteille de Ruinart s’arrange pour que je la rattrape au vol sans qu’aucune goutte ne soit gâchée. Alors qu’il cri victoire je regarde, au ralentit, les bougies tomber au sol, la cire s’éparpiller sur le carrelage, ma flûte se briser par terre, des pinces rouler sous le canapé. Bref, je regarde la catastrophe en assassinant Verdé du regard. Verdé qui, du coup n’est plus très vert mais qui oscille plutôt entre le blanc et le rouge…Pendant ce temps, Jaune caché derrière son masque en latex semble impassible.

Bon, j’en profite pour me mettre en colère, ça fait du bien !

J’ordonne à Verdé de lécher toute la merde qu’il vient de faire tomber avant que la cire ne refroidisse sur le sol et je le regarde faire pendant que je vide ce qu’il reste de champagne dans une flûte. Il n’est plus question que je l’attache à côté de Jaune, il est capable de me faire écrouler le plafond avec sa poisse.

Je regarde la bouteille, je regarde le cul de Verdé qui est à quatre pattes en train de lécher le sol -  Je regarde la bouteille, je regarde le cul de Verdé - Je regarde la bouteille, je regarde le cul de Verdé…

Ni une, ni deux, je mets une capote à Mr Ruinart (quand même !) et l’enfonce dans le cul de Verdé sur une douzaine de centimètres, ça lui fera les pieds. Enfin le trou de balle en l’occurrence…


Comme j’aperçois sa cuillère en bois géante non loin, accessoire qu’il a l’ordre de toujours avoir sur lui quand il vient me voir, je lui rosi les fesses qui viennent de libérer la bouteille.

Il émet des petits couinements, Verdé est une chochotte, ça n’est pas difficile de lui faire mal du coup, comme mon souffre douleur est là, je vais me venger sur lui. Je tape le cul de Jaune plusieurs fois et avec une intensité assez soutenue, il se tortille de douleur, quel panard ! Je lui répète pour la énième fois de la soirée :

- « bah j’espère que t’es réellement maso hein ! » et j’éclate de rire avant de le détacher.

Pendant que Verdé fait la soubrette, j’attache Jaune à une chaine en acier d’1m50 que je lui passe autours du coup et que je ferme avec un cadenas. J’attache cette chaîne à l’escalier avec un autre cadenas. Je lui pose un saut à côté de lui et ma robe pleine de transpiration que je viens de retirer pour enfiler mon jean. Et je lui dis : « bonne nuit et à bientôt Jaune, sans doute à dans 3 ou 4 jours, je ne sais pas… ».

Je monte sous le regard choqué de Verdé qui tente de me résonner en me disant « 3 – 4 jours Maitresse ? Mais il n’a même pas d’eau ». Je lui ordonne de fermer sa gueule et de monter aussi pour se changer.

Là haut, j’éteins mon ordinateur, ferme les volets. Je montre à Verdé où je laisse les clés des deux cadenas en passant mon doigt devant ma bouche pour lui dire de ne pas parler.

Je crie à Jaune, qu’en plus, je prends sa voiture de sport garée devant l’agence, il me répond un douloureux  « très bien Maîtresse » et je jubile car je sais combien les hommes aiment leurs voitures ! Quelle garce je suis.

Nous partons avec Verdé, il me demande s’il doit me ramener chez moi, je le trouve drôle et touchant avec son air médusé. J’ai sincèrement une profonde affection pour lui même si parfois il m’exaspère profondément.

Sur la route, je lui demande de s’arrêter au Carrefour city de l’angle de ma rue, j’ai deux trois courses à faire. J’achète un paquet de nounours à la guimauve et au chocolat, Verdé m’avait confié que c’était son pêché mignon, je les cacherai dans la boîte à gant de sa voiture.

Nous arrivons au pied de mon immeuble, avant de nous séparer et alors que je sais pertinemment qu’il a un objectif de perte de poids qui se termine et qu’il ne l’a sans doute pas atteint, je lui glisse un :
-       « il y  une surprise pour toi dans la boîte à gants, mais n’oublies pas, tu dois monter sur la balance dans quelques jours ».

J’ai pesé Verdé il y a quelques temps et je lui ai demandé de perdre 2 kg pour la rentrée sans quoi, à chaque kilo qu’il n’aura pas perdu, il prendra une semaine de quarantaine, ce qui veut dire qu’il ne verra pas sa Maîtresse.

J’arrive chez moi plus joyeuse que jamais et je rappelle Verdé au bout d’un quart d’heure :

-       «  Ha, j’oubliais, va libérer ton copain en rentrant ».


J’imagine Jaune totalement désespéré voir effrayé pour sa belle Mercedes que je n’ai pas touché et qu’il retrouvera garée à l’endroit où il l’a laissé avec ma bénédiction pour rentrer avec.

J’imagine la tête de Verdé médusé par cette soirée, tiraillé entre l’envie de manger le paquet d’oursons et celle d’être à la hauteur de mes attentes en ce qui concerne son poids.

J’imagine leurs têtes à tous les deux, j’imagine tout ça et je suis si bien…

 Bonne année mes soumis,  bonne année mes colors.

Bonne année à tous !



















Commentaires

  1. Toujours un plaisir de te lire, Caly ! Bonne année à toi (quoiqu'il semble qu'elle commence bien, on dirait ... )
    Dragon

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