Articles

Affichage des articles du 2013

La plume face à la toile avec Philfri Artiste-Peintre : Fantasme N°4

Image
Purification et renaissance

Il paraît, qu’en chacun de nous, cohabitent le « mal » et le « bien », des notions diamétralement opposées et qui pourtant n’auraient aucun sens l’une sans l’autre. Il semblerait aussi, que dans nos pratiques sadomasochistes nous soyons des barbares, des gens qui manquent cruellement d’imagination et d’humour.
Je ne crois rien de tout ça. Je pense que le mal et le bien se confondent pour faire des êtres à part entière et je crois que le SM est sans doute une pratique des plus drôle où tout est permis dans la mesure où il s’agit d’un jeu entre adultes consentants. Une pratique qui permet de remettre les choses là où elles auraient dû être depuis longtemps.
Ne pourrions-nous pas comparer cela à un jeu d’enfants mais des gamins plus âgés et avertis ? Des mômes sans foi ni loi qui finalement n’ont jamais eu l’occasion d’être réellement des gamins ?
Mis à part ces derniers mois, nous n’arrivions pas dans cet univers alternatif par hasard. Derrière chaque masque, se c…

La plume face à la toile avec Philfri Artiste-Peintre : Fantasme N°3

Image
La toile de l'amour
L’amour, comme le bonheur, est une chose rare et complexe voir subjective pour ne pas dire irréelle.
Toute ma vie j’ai eu l’impression de lui courir après pour qu’il me tombe dessus lorsque je m’y attendais le moins. Et, toute ma vie aussi, au moment où il m’enveloppait de son voile de douceur un coup de couteau venait rompre le charme, l’envie, la joie pour le remplacer par le chagrin, la douleur et la déception.
Je suis sans doute plus amoureuse de l’amour que je ne suis capable d’être aimée sur le long terme. Ma vision de ce sentiment est sans doute trop perfectionniste ou trop utopique pour être comprise par les hommes ou alors est-ce une histoire de mérite ?
Il n’y a que dans ma relation sadomasochiste avec toi que je me suis le plus rapprochée de ce que j’attendais de mon idéal amoureux.
Toi : fidèle, soucieux de mon bonheur, capable d’anticiper mes moindres désirs, constamment à l’écoute de mes émotions allant jusqu’à te désintéresser totalement de ce que tu …

La plume face à la toile avec Philfri Artiste-Peintre : Fantasme N°2

Image
La robe du bonheur


Le blanc a toujours eu une signification particulière pour moi. Loin du cliché de la robe de marié et du pseudo bonheur qui est censé aller avec, c’était plutôt celle que je portais lors de ma première rentrée des classes. La rentrée dans la vie, là où tu es censé devenir grand comme les autres.
J’avais 5 ans et j’attendais désespérément que ma mère vienne me chercher. Lorsque tardivement elle fit son apparition, je couru vers elle avec cette jolie robe, la robe de la petite fille modèle qu’elle aurait toujours voulu que je sois et que finalement je ne serais jamais assez.

Je me revoie courir dans ce corridor à toute vitesse, mes boucles sautillant sur mes épaules, les bras écartés impatiente et heureuse devant ce mur qui se dressait devant moi. Dans ma précipitation, alors que j’atteignais enfin mon but, je suis tombée dans le hall de l’école à ses pieds alors que je voulais juste lui arriver dans les bras. En m’égratignant le genoux j’ai sali cette robe qui était si …

La plume face à la toile avec Philfri : fantasme n°1

Image
« Dors bébé, dors »

Le sommeil est une chose importante dans la vie, il est vital mais pour le trouver il faut être sereine, ce que je ne suis pas. Ce que je n’ai jamais été.
Lorsque la nuit tombe, cette terreur m’envahie. La peur du noir, la peur du vide, la peur d’être simplement seule avec moi même. Dans l’obscurité je me parle, je me tourmente, je me repasse le film de mon existence mais jamais les bons épisodes.
Je me lève, je tourne en rond un peu comme dans ma vie. J’erre dans les couloirs comme les fantômes de mon passé errent dans mon âme m’empêchant de fermer les yeux, m’empêchant de déposer les armes pour que je souffle un peu, quelques heures.
Je me recouche, j’ai froid. De ce froid qui sent la mort, glacial, intérieur et inconsolable…L’angoisse continue son ascension et passe ses mains autour de mon cou pour m’étouffer alors je suffoque, je blêmis, je tremble de tous mes membres.
Non, je ne suis pas sereine. J’ai l’impression d’avoir vécu 100 vies sans qu’aucune ne m’ait jamai…

Exposition Philfri à la Galerie Concorde - Paris

Image